Quelques articles de presse

DNA                                                 Une conteuse dans la cité des arbres

Perchée dans les arbres, Christine Trautmann a enchanté son auditoire.(Photo DNA)

A l’heure du crépuscule, au moment où les choses réelles commencent à se confondre avec leur ombre, les vénérables arbres sur le parvis du château de Wangenbourg, une heure durant, se sont mis à parler et à chanter.

Dans leurs vertes frondaisons, une fée s’était installée, contant et racontant des histoires qui là-bas se sont déroulées dans ce pays lointain et fantastique accessible uniquement à ceux qui possèdent ou ont redécouvert un cœur d’enfant… plus haut, assis sur le bord de sa cabane dans les arbres, un esprit sylvestre créait le fond musical laissant tinter les cuivres de ses clochettes ou la plainte de son luth ou encore l’appel de sa flûte.  Clouée au sol, l’assistance, tête levée vers les branchages, les yeux perdus dans l’immensité du feuillage et les oreilles attentives écoutait ébahie Daniel Acker, le maire de Wangenbourg-Engenthal, et le public, les yeux brillants de merveilles découvrait toute une histoire de sa forêt dont il n’avait jamais entendu parler. 

Ce sont Christine Trautmann, la conteuse venue de Strasbourg et le musicien Éric Hoffmann descendu d’Orbey qui ont établis leurs tréteaux dans les branchages de la « Cité des arbres », et qui faisaient vivre le bruissement de leurs feuilles.

  Galerie de personnages Christine Trautmann, de sa voix tantôt mélancolique comme le chant de l’alouette, tantôt rauque faisait surgir chevaliers et montures étincelants dans leur cuirasse d’or et d’argent, des sorcières maléfiques qui finiront dans le feu, des Hansel et Gretel cherchant et perdant un chemin introuvable au plus profond de la forêt, mais aussi l’alouette se transformant en douce jeune fille alors que le crapaud se métamorphose en sémillant jouvenceau… Et toute cette galerie de personnages s’est gravée dans les mémoires et les cœurs, et les uns et les autres ont repris le chemin de la réalité gardant ces souvenirs bien au fond du cœur.